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DISCOURS DE REMERCIEMENTS

DISCOURS DE REMERCIEMENTS

17 décembre 2025   •   reformes

 Madame la Vice-Présidente de la République, Grande Chancelière des Ordres Nationaux,
 Monsieur le Président de l’Assemblée nationale
 Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle
 Monsieur le Président de la Cour suprême
 Madame la Présidente de la Cour des Comptes
 Monsieur le Président du Conseil économique et social
 Monsieur le Président de la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication
 Monsieur le Président de la Commission électorale nationale autonome
 Monsieur le Médiateur de la République
 Madame la Ministre des Affaires sociales et de la Microfinance
 Madame la Ministre de l’Industrie et du Commerce
 Mesdames et Monsieur les Ambassadeurs de la France, de la Belgique et de l’Allemagne près le Bénin
 Monsieur le Procureur général de la Haute Cour de Justice
 Mesdames et Messieurs les Juges à la Haute Cour de Justice,
 Monsieur le Président de la Chambre administrative de la Cour suprême,
 Monsieur le Préfet du Littoral,
 Mesdames et Messieurs, les membres du Ministère public, de la Chambre de l’instruction et du Greffe de la Cour,
 Monsieur le SG de la HCJ et madame et messieurs les membres de mon cabinet, chers collaborateurs
 Distingués invités,
 Mesdames et Messieurs,  

Avant toute chose, permettez-moi d’adresser une pensée recueillie et solennelle aux victimes civiles ou militaires tombés sur le champ d’honneur.
Leur sacrifice ultime rappelle le prix parfois exigé par l’engagement au service de la Nation.
Une cérémonie de réception dans l’Ordre national du Bénin marque la reconnaissance de la République à l’un de ses serviteurs.
Cette République, notre chère patrie, a été récemment éprouvée.
Dans ce contexte, ma première pensée, en repensant à cet honneur, n’a pas été celle de la distinction. Elle a été celle du questionnement.
Que vaut une décoration, lorsque d’autres ont payé de leur liberté, parfois de leur vie, le prix de leur engagement au service de l’État ?
Si je me tiens pourtant devant vous aujourd’hui, c’est parce que servir la République ne se mesure pas seulement à la reconnaissance qu’elle accorde, mais à la responsabilité qu’elle rappelle.

Mesdames et Messieurs
« Le vrai pouvoir est de servir. » — disait Senghor
En accédant aujourd’hui à la dignité de Grand Officier de l’Ordre National du Bénin, je ressens à la fois de la gratitude, de l’humilité, et une conscience accrue des responsabilités que cette distinction engage.
Comme l’exige l’usage, je dois exprimer ma gratitude.
Dire merci est un exercice de lucidité et de résilience, qui oblige à reconnaître ce que l’on doit aux autres.
- À Dieu : pour sa présence constante et la force d’avancer.
- À mes parents et ma famille : pour les valeurs transmises, la présence fidèle, solidaire et réconfortante, particulièrement à Francis, victime première de mes longues absences, sa confiance et sa réussite font de moi une mère accomplie;
- À la République et à Son Excellence le Président Patrice TALON, Grand Maître des Ordres Nationaux : pour cette marque de confiance qui m’honore, mais qui m’oblige.
Madame la Vice-Présidente de la République, chère aînée,
Je vous exprime ma profonde gratitude ppour avoir accepté de présider cette cérémonie malgré vos nombreuses responsabilités en cette fin d’année, ainsi que pour la qualité du travail accompli par la Grande Chancellerie. Vos mots encourageants et votre accompagnement ne m’a jamais fait défaut.
Mesdames, Messieurs,
Cette distinction n’est pas la célébration d’un mérite individuel.
J’ai toujours eu sur ma route des personnes bienveillantes, de tous horizons, qui m’ont fait l’honneur de leur confiance, de leur amitié et de leur soutien en toutes circonstances. Ils sont très majoritairement là, à commencer par le Président de l’Assemblée nationale et le Président de la Cour suprême.
Je vous remercie infiniment.
Cela n’a pas de prix que d’avoir des aînés et des amis bienveillants car c’est dans l’altérité que l’on se construit.

Mesdames, Messieurs,
Cette distinction est le rappel d’un engagement de fond.
Servir la République, c’est accepter que certaines responsabilités dépassent la simple compétence.
Le service public, en effet, expose, car nous incarnons la continuité de l’État et la force du droit.
Et mon chemin au sein et pour le service public, s’est construit dans le silence du travail :
- À l’Université : transmettre un savoir, c’est transmettre une exigence.
- Dans les juridictions (Cour suprême, Cour des comptes, Cour constitutionnelle, Haute Cour de Justice…) : juger, c’est d’abord écouter, comprendre, puis décider avec mesure.
Je pense à mes maîtres, à mes collègues, à mes étudiants, à mes collaborateurs.
Chacun m’a appris et m’apprend encore quelque chose. À chacun et à tous, je reste redevable.
Je n’ai jamais conçu mes fonctions comme des titres, mais comme des missions.
J’ai toujours vu le droit comme un outil pour organiser, réguler, protéger.
Je souhaite que cette distinction, accordée à une femme de droit, universitaire et juge, soit aussi un signal d’encouragement pour celles et ceux qui croient encore à la force du travail bien fait.
L’honneur qui m’est fait aujourd’hui ne clôt donc rien.
Il m’invite à continuer avec la même vigilance, la même rigueur, la même fidélité aux textes.
Je reçois cette médaille au nom de tous ceux qui œuvrent avec loyauté dans nos institutions. Elle est une invitation à faire mieux, à bâtir un État de droit solide, efficace et digne de confiance.
Je vous remercie pour votre présence.
Et je renouvelle, devant vous, mon engagement au service de la République.
Je vous remercie.

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